Pourquoi la méthode d’Anaël Verdier n’a pas fonctionné pour moi.

Il y a un ou deux ans, j’ai découvert une méthode qu’Anaël Verdier propose pour écrire un livre en 100 jours. C’est une méthode qui me semblait intéressante, que j’ai essayé de mettre en pratique, mais qui ne semble pas fonctionner pour moi.

Pourquoi l’ai-je essayé ?

En 2015, à la suite du NaNoWriMo, j’ai écrit plus de 50 000 mots d’une histoire que je n’ai jamais terminé. A la fin du NaNoWriMo, satisfaite d’avoir atteint le quota de 50 000 mots en 30 jours et bien que mon histoire n’était pas terminé, je l’ai laissé tombé et je suis passée à autre chose.

Pourquoi ?

J’avais eu ma récompense.

Mais, quelque part au fond de moi, mes personnages me demandaient de finir leur histoire. Et plus je pensais à mon histoire, plus la version que j’avais écrit me semblait mauvaise. J’avais besoin de la réécrire, elle bougeait sans cesse dans ma tête. Parfois sur des petits détails, parfois sur la structure à donner à mon histoire. Il fallait que j’en fasse une deuxième version.

Et pour cette deuxième version, j’ai décidé d’appliquer la méthode d’Anaël Verdier à mon histoire.

Comment s’articule la méthode ?

C’est une méthode qui s’articule en 7 étapes :

  1. Jour 1 : L’idée
  2. Jour 2 : Le pitch
  3. Jours 3 à 10 : Le synopsis détaillé
  4. Jours 11 à 50 : Première version
  5. Jours 51 à 60 : Organisation de la Réécriture
  6. Jours 61 à 90 : Réécriture
  7. Jours 91 à 100 : Dernière relecture

Je vous invite à la découvrir dans cette vidéo Youtube.

Où ai-je bloqué ?

J’ai décidé de m’y mettre à la mi-février. C’était les vacances scolaires, pas d’enfant à la maison et les vacances de ski qui arrivaient. J’avais du temps pour moi. Comme j’avais déjà une bonne idée de ce que je voulais écrire, les deux premières étapes furent très facile. J’ai commencé à procrastiner avec la troisième partie, le synopsis détaillé. Après une période en dents de scie (parfois j’arrivais à écrire plus de 500 mots par jour, d’autres où c’était plus laborieux), je me suis aperçue que je n’avais pas suivie les indications d’Anaël Verdier. Selon lui, dans la partie synopsis détaillé, je dois écrire une quinzaine de pages où chaque partie contient environ 500 mots. Et là, mon esprit logique et mathématique est entré en jeu. Une page contient en moyenne 250 mots. Cela veut dire que je devais découper mon histoire en 7 parties majeures. Ce qui me permettait d’avoir :

  1. Prologue (125 mots)
  2. Chapitre 1 (500 mots)
  3. Chapitre 2 (500 mots)
  4. Chapitre 3 (500 mots)
  5. Chapitre 4 (500 mots)
  6. Chapitre 5 (500 mots)
  7. Chapitre 6 (500 mots)
  8. Chapitre 7 (500 mots)
  9. Epilogue (125 mots)

Ce découpage me convenait. Il ne me restait plus qu’à écrire les 500 mots de synopsis détaillé.

Si j’ai plus ou moins réussi pour certains chapitres, j’ai du mal à détailler d’autres et je n’atteins pas les 500 mots conseillés par Anaël Verdier.

Les jours ont passés, nous sommes rentrés de vacances, j’ai repris le chemin du boulot et de la gestion quotidienne, et comme je bloquais dessus, je ne revenais pas sur mon histoire. Mais elle est toujours là, comme une épine dans le flanc.

Pourquoi ça n’a pas fonctionné ?

Je ne pense pas que la méthode en tant que telle est mauvaise. Je la trouve même plutôt bien pensé et bien construite pour de courtes histoires. Mais je la trouve très exigeante. Pour vraiment la réussir, je pense qu’il faut vraiment se dégager du temps pour ne faire que ça. Mon problème, c’est que j’ai beaucoup d’interruptions (vive la famille) et beaucoup de choses à penser. Et j’oublie aussi beaucoup de choses.

Je suis aussi quelqu’un qui jongle avec plusieurs projets à la fois. J’ai :

  • Ma vie de famille.
  • Deux blogs à alimenter.
  • Mon Good Enough Job (celui pour lequel je suis payée chaque mois).
  • Lancé ma micro-entreprise. Je dois donc trouver des contrats.
  • Mon atelier d’écriture (auquel je participe peu en ce moment).
  • Une traduction à terminer
  • Plusieurs à commencer.
  • Mon livre à finir.
  • Des histoires qui aimeraient prendre leur envol.
  • Et de nouvelles idées chaque jour dont certaines n’ont rien à voir avec l’écriture.

J’ai une tendance à l’éparpillement et cette méthode demande de la concentration, elle demande à être focus sur une seule chose. Et ça, je ne sais pas faire. J’ai bien essayé, je n’y arrive pas. Je suis comme une abeille dans un champ de fleurs. Je peux être sur une fleur quand j’en vois une autre dans mon champ de vision, je vais la voir, je la goûte, je peux la savourer. Et lorsque j’en ai fini, je passe à une autre. Dans la fleur, il peut encore rester du nectar ou pas, je pourrais y revenir ou pas. Cela dépend de mon intérêt et si j’ai eu ce que je voulais.

Quelle suite donner à mon histoire ?

Et mon histoire dans tout ça ? La méthode d’Anaël Verdier a au moins eu le mérite de structurer mon histoire pour que celle-ci corresponde plus à ce que je veux qu’elle soit. Il faut maintenant que je trouve comment travailler à partir de ce que j’ai déjà.

Il y a quelques jours, j’ai mis sur WattPad le premier chapitre de mon histoire. La version écrite en 2015. Je me suis dit que je mettrais en ligne mon histoire chapitre par chapitre, après les avoir retravaillé. Mais je reste encore insatisfaite. Car je sais que la version de 2015 n’est vraiment pas bonne et à besoin de beaucoup de travail de refonte. J’hésite encore à retravailler le deuxième chapitre ou travailler le prologue tel que planifié avec la méthode. Et remplacer ce premier chapitre par ce prologue.

Si vous êtes curieux, je vous invite à découvrir ce premier chapitre en attendant que je m’arrête sur un choix plutôt qu’un autre.

Avez-vous déjà essayé la méthode d’Anaël Verdier pour écrire un roman en 100 jours ? Si oui, cela a-t-il fonctionné pour vous ? Si non, avez-vous une méthode pour écrire ? Si oui, laquelle ?

Avez-vous aimé cet article ? Êtes-vous allé lire mon premier chapitre sur WattPad ? L’avez-vous aimé ?

Vous êtes libre de partager vos impressions dans les commentaires.

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