La chasse au trésor

La cité corsaire était son terrain de jeu. Tous les jours il déambulait dans ses remparts et guettait le retour de son père. Ce dernier partait toujours pour de longs mois en mer, laissant Benoit et sa mère sur la terre. De toute façon, sa mère ne pouvait que rarement prendre la mer. Elle tenait une petite crêperie au sein des remparts, juste en dessous de leur logement. Le père de Benoit était un officier de la Marine et pourchassait souvent des pirates.

Lorsqu’il était de retour, Benoit se mettait toujours à côté de lui, avide d’écouter les différentes aventures de son père. Lorsqu’il avait pourchassé un pirate, Benoit lui demandait s’il avait réussi à trouver le trésor du pirate. Son père lui répondait souvent : « Tu sais, Benoit, lorsque nous capturons un pirate, nous récupérons son butin immédiat. S’il a eu le temps de cacher une partie de son butin précédemment acquis avant de se faire capturer, nous pouvons difficilement le récupérer. Ensuite, nous remettons le pirate aux autorités et ce sont elles qui se chargent de le faire parler et de découvrir leur cachette. En général, les pirates sont des personnes assez coriaces et parlent très peu. Il y a donc des butins qui peuvent être cachés un peu partout dans le monde. »

Comme toujours, Benoit rêvait du jour où il pourrait prendre la mer et partir à la recherche de ces trésors perdus. Dans les remparts de la cité corsaire, il entendait souvent des marins parler de ces trésors, raconter que tel autre marin avait trouvé le trésor de tel pirate. Et toujours, Benoit, se disait qu’un jour il trouverait un trésor lui aussi.

Ce jour-là, il courrait sur les remparts à l’affût de la moindre voile indiquant le retour de son père. La marée étant basse, la mer étant loin, il lui était difficile de voir les voiliers à l’horizon. Il sortit donc des remparts pour se diriger vers le Grand Bé (en passant par le Petit Bé) pour mieux voir l’horizon. Sur le Grand Bé, il y avait une forteresse pour prévenir d’éventuelles attaques marines. Il ne pouvait pas y entrer pour grimper sur les remparts, mais il connaissait bien les soldats qui en gardaient l’entrée. Ces derniers le laissaient toujours faire le tour de la forteresse et là il pouvait scruter l’horizon.

Comme souvent, il s’assit au pied de la forteresse en observant l’horizon où aucune voile n’apparaissait. Mais il savait être patient. Il avait quelques heures devant lui avant que la marée ne remonte et ne l’empêche de rentrer à la cité corsaire.

Il était parti dans ses rêves de chasse aux trésors lorsqu’une mouette vint se poser près de lui et lui demanda : « Que cherches-tu ainsi à l’horizon ? ». Toujours dans ses rêves, Benoit répondit machinalement : « Je guette les voiles du navire de mon père, il ne devrait plus tarder à rentrer maintenant. »

« Et à quoi rêves-tu ? » lui demanda encore la mouette.

« Aux différents trésors qui sont par le vaste monde et que j’aimerai découvrir. Mais je suis encore trop petit pour prendre la mer. » répondit Benoit en se retournant pour voir qui lui parlait.

Il ne vit rien qu’une mouette qui le regardait en secouant la tête de droite à gauche comme si elle se demandait pourquoi il parlait tout seul. Etonné, il se dit à lui-même « Et voilà que je parle tout seul maintenant. »

La mouette, amusée, lui répondit : « Mais non, je suis là. »

Benoit regarda la mouette fixement qui lui dit : « Ne me regarde pas avec ses yeux de merlan frit, tu n’as jamais vu une mouette qui parle ? »

Toujours à son étonnement, Benoit lui répondit : « Mais les mouettes ne parlent pas. »

« Et si », lui répondit la mouette, « la plupart des humains ne nous comprennent pas parce qu’ils ne font pas attention. Tout ce qu’ils entendent, ce sont des cris. Mais il arrive qu’un humain nous comprenne, et tu en fais partit. »

« Comment cela est-il possible ? » demanda Benoit.

« Je n’en sais rien » lui répondit la mouette, « c’est ainsi et c’est tout. »

« Peux-tu m’en dire plus sur ces humains qui vous comprennent ? »

« La seule chose que je peux dire, c’est que souvent, ce sont des marins dans l’âme. Beaucoup d’entre nous communique avec eux pour leur donner des indications concernant les terres environnantes et parfois les aider dans leur recherche. Pour ma part, c’est la première fois que je rencontre un humain qui me comprenne et qui me réponde. Mais je pense qu’il faut que tu gardes ça pour toi, sinon les autres humains te prendront pour un fou. »

Leur conversation dura un certain temps, puis Benoit pris congé de la mouette en lui indiquant qu’il fallait qu’il rentre s’il ne voulait pas être pris au piège de la marée. La mouette agréa et lui dit qu’elle pouvait l’accompagner jusqu’à la terre ferme puisque la marée ne la gênait pas.

Lorsqu’il rentra chez lui, il ne dit mot de la mouette à sa mère. Il lui dit juste qu’il n’avait pas vu de voiles à l’horizon. Il aida sa mère pour le service du soir avant de monter se coucher et de repenser à son amie la mouette.

Le lendemain, il retourna se promener sur les remparts et y trouva des petits camarades qui passaient également leur temps à jouer sur les remparts. L’un d’eux l’interpella et lui demanda s’il ne voulait pas jouer avec eux. Benoit, qui savait que son père ne rentrera probablement pas aujourd’hui, agréa. Lucien, un de ses camarades lui lança une épée en carton pour qu’il puisse se battre le cas échéant. Toute la matinée, les enfants s’amusèrent sur les remparts à la poursuite des uns et des autres tantôt pirates, tantôt corsaire, tantôt officier de Marine. Benoit ralenti soudain sa course lorsqu’il vit Adélaïde, la fille du prévôt. Cette dernière lui fit un petit signe et lui sourit. Sourire que Benoit lui rendit avant que Pierre, un des autres enfants, vienne le prendre par la main pour le forcer à rejoindre les autres. Les autres, voyant la mine rêveuse de Benoit pouffèrent de rire en silence.

« Crois-tu que tu ais une chance avec Adélaïde ? C’est la fille du prévôt et elle est promise à Charles-Antoine, le fils de l’armateur. Tu n’as aucune chance. Allez ! Viens, nous allons chercher un trésor. »

Benoit haussa les épaules. Adélaïde était belle comme le jour. Certes, elle était la fille du prévôt et déjà promise, mais Charles-Antoine était un imbécile prétentieux et Adélaïde l’ignorait la moitié du temps et l’autre était simplement polie avec lui. Seulement, il savait qu’il n’était pas du même monde. Il continua à suivre ses camarades dans leur quête d’un trésor imaginaire jusqu’à ce que la mère de l’un d’eux ne l’attrape pour l’informer qu’il était temps de manger.

Les enfants se dispersèrent en se promettant de se retrouver bientôt.

Benoit pris le chemin du retour car il commençait à avoir faim également. Son amie de la veille, la mouette, vint voler près de lui en riant. « Je vois qu’une belle jeune fille t’a tapé dans l’œil. » Benoit rougit et lui lança : « Comme ça, tu m’épies du haut ! Ce n’est pas beau d’espionner. »

« Je regardais juste une bande de gamins à la recherche d’un trésor imaginaire et l’un deux s’arrêter devant une belle jeune fille », le taquina-t-elle. « Ne le prend pas mal, tu sais bien que nous aimons bien nous moquer. »

Comme Benoit arrivait devant chez lui, la mouette pris congé.

L’après-midi, après avoir aidé sa mère pour quelques tâches, Benoit eu l’autorisation de retourner se balader dans les remparts. La mouette revint alors planer vers lui.

« Avec tes petits camarades, seriez-vous intéressés pour partir à la recherche d’un vrai trésor ? », lui demanda-t-elle.

« Pour sûr », lui répondit-il, « Où se trouve-t-il ce trésor ? »

« Vers l’Ouest, un peu avant l’embouchure de ce fleuve que vous appelez la Rance. Je vous guiderais. Mais à toi de présenter la quête à tes amis. »

Benoit hocha de la tête en essayant d’imaginer comment il pourrait présenter cela. Arrivé en haut des remparts, il scruta l’horizon à la recherche du navire de son père tout en songeant au trésor dont lui avait parlé la mouette.

« Quand dois revenir ton père ? Bientôt, il me semble. » Lui demanda une petite voix derrière lui.

Il se retourna en sursaut, tout surpris qu’il était, et vit Adélaïde.

« Bonjour Adélaïde, Comment allez-vous ? », lui répondit-il.

« Bien. Quand je te vois guetter l’horizon à la recherche d’un navire, je sais que ton père ne va plus tarder à arriver, et avec lui mon frère. A quoi jouez-vous ce matin ? »

« Rien de bien particulier, nos jeux habituels, je pense que vous les connaissez. »

« Oui », dit-elle en riant, « Et avez-vous trouvé un trésor ? »

« Nous devons y aller prochainement, il nous faut déjà trouver l’endroit. »

« Je vois … »

« Adélaïde, que faites-vous avec ce gueux ? » demanda une voix arrogante.

Ils se retournèrent et virent Charles-Antoine, le port bien droit et fier.

« Mon cher Charles-Antoine, Benoit n’est point un gueux et a bien plus de cœur que vous. » lui répondit Adélaïde.

« A quoi lui sert son cœur s’il n’a point de richesse ? »

« La richesse ne fait pas un homme, mon cher Charles-Antoine. Que pouvez-vous être stupide ! »

Benoit suivi l’échange et bouillonnait intérieurement. Il ne pouvait pas faire grand-chose que de lui rentrer dans le lard, mais jamais il n’oserait devant Adélaïde. Elle le trouverait alors rustre. Si au moins il avait la même répartie qu’elle. Il fut tiré de ses réflexions par les cris de Charles-Antoine. Ce dernier essayait de chasser une mouche imaginaire en pestant de toutes ses forces. Adélaïde pouffait de rire avec discrétion.

« Vous voilà bien puni de votre arrogance mon cher Charles-Antoine. »

« Satané mouette, si jamais je l’attrape, je lui passerai l’envie de faire ses besoins. »

« Quels besoins avez-vous de faire du mal à ce pauvre animal ? »

Tout en se joignant à l’hilarité qui s’installait, il vit son amie la mouette riant sous cape à quelques hauteurs de là. Il comprit que cette dernière avait vengé l’affront fait à son ami. Il la remercia intérieurement.

Ses autres camarades arrivèrent quelques instants plus tard attirés par les vociférations de Charles-Antoine. En le voyant, ils partirent tous dans une hilarité générale bien moins discrète que celle d’Adélaïde. Vexé, Charles-Antoine, se redressa fièrement, tourna les talons et s’en allant en indiquant qu’il n’avait plus qu’à se changer maintenant.

« Qu’est-il arrivé à cet imbécile de Charles-Antoine ? », demanda l’un des camarades de Benoit.

« Je crois que sa tête ne revenait pas à une mouette et qu’elle la prise pour cible » répondit Benoit.

Après ce moment d’hilarité, Adélaïde pris congé de tous et Benoit resta avec ses amis. Ils rediscutèrent d’une chasse au trésor et Benoit lui parla du trésor dont la mouette lui avait parlé. Il précisa qu’il ne savait pas trop où il était exactement, mais qu’il avait entendu parler des marins le midi en aidant sa mère. Ils furent tous d’accord pour aller explorer vers l’est à la recherche du trésor. Cependant, comme il se faisait tard, ils se promirent de se retrouver à la porte Ouest des remparts le lendemain midi.

Le lendemain midi, ils se retrouvèrent tous et commencèrent à marcher (ou courir) vers l’Ouest tout en se battant en duel de temps en temps. Benoit se laissait guider par la mouette qui planait au-dessus d’eux.

Ils marchèrent un bon moment comme ça. Certains commencèrent à trouver le chemin long.

« Mais s’il était si facile de trouver un trésor, ce ne serait plus un trésor » leur dit Benoit. « Allez ! Courage, nous y sommes presque. » leur mentit-il. Il ne savait pas pendant combien de temps, ils allaient encore marcher pour ce trésor.

Ils arrivèrent à une petite crique et là, Benoit vit la mouette faire des ronds près des rochers situés à l’autre bout de la crique.

« Le trésor ne doit plus être bien loin » dit Benoit à ses camarades. « Vous voyez les rochers là-bas, ils ressemblent à la description qu’en ont fait les marins l’autre jour. »

Des grands cris de joies fusèrent de partout et une nouvelle énergie envahit le groupe qui se mit à descendre dans la crique. Ils se rendirent aux rochers, mais ne virent ni malle au trésor, ni pièces, ni caverne. Quelque peu déçu, le moral baissait. Cependant Benoit cherchait encore, guettant un signe de la mouette qui s’était posé sur un rocher proche et suivait les mouvements du groupe.

« Laisse tomber Benoit, tu as dû te tromper lorsque tu les as entendus. Il n’y a aucune cachette pour un trésor ici. » lui dit Pierre.

« Je suis sûr que nous n’avons pas suffisamment cherché. » dit-il en posant sa main sur une pierre.

La pierre étant instable, elle glissa, emportant Benoit dans sa chute. Benoit poussa un grommellement vis à vis de cette maudite pierre et vit Pierre dont l’expression se mua en stupéfaction.

« Benoit, Benoit, la pierre, elle cachait une pierre creuse. Regarde-moi ce trésor. »

Tous les enfants se regroupèrent devant le trou découvert pour y voir des pièces, des bijoux, tout ce qu’il fallait pour un trésor. Le butin n’était pas bien important mais c’était pour eux, le premier trésor qu’il trouvait.

Il leur fallait maintenant réfléchir à la façon de ramener ce trésor. Ils ne pouvaient pas tout prendre avec eux, d’autant que cela gênerait leur ascension pour sortir de la crique. Le seul moyen, serait d’y aller par la mer, mais aucun n’avait de bateau. Ils en étaient là dans leur réflexion lorsque Jeannot, le plus jeune d’entre eux, leur dit qu’il pourrait peut-être demander à son grand-père s’il pouvait lui emprunter sa petite barque qu’il utilisait de temps à autre pour pêcher.

L’idée fut retenue. Ils remirent la pierre en place et retournèrent à la cité corsaire. Jeannot devait leur dire le lendemain matin, s’ils pouvaient utiliser la barque de son grand-père et si, oui, quand. Il fut convenu de se retrouver sur les remparts nord le lendemain midi.

Ce soir-là, sa mère lui demanda s’il avait vu les voiles de son père. Un peu honteux, il lui répondit qu’il n’avait pas regardé l’horizon tout occupé à s’amuser avec ses camarades. Sa mère lui ébouriffa ses cheveux en lui disant que ce n’était pas grave. Elle préférait le voir s’amuser que guetter son père toute la journée. Elle lui demanda de lui raconter sa journée. Benoit lui raconta leur chasse au trésor tout en s’endormant.

Le lendemain, il retrouva ses camarades et Jeannot, tout content de pouvoir aider les grands, leur dit qu’ils pourraient emprunter la barque de son grand-père deux jours plus tard. En attendant, ils continuèrent leurs jeux sur les remparts. Après tout, il ne servait à rien de retourner voir le trésor avant d’avoir la barque. Ce serait plutôt un coup à se faire repérer.

Ce jour-là, Benoit surveilla plus régulièrement la mer.

Le jour dit, il rejoignit ses camarades sur le port d’où ils montèrent dans la barque et partirent le plus rapidement possible vers le trésor. Ce fut chamailleries tout au long du trajet. Celui-ci s’avéra bien plus long que le trajet par voie terrestre. Ils arrivèrent à la crique à l’aide des indications de Benoit qui surveillait son amie la mouette.

Ils descendirent de la barque et se rendirent à la pierre creuse. Ils furent surpris de voir cette dernière découverte et vide.

« Zut ! Flûte ! » Les jurons de déceptions fusèrent et ils n’eurent plus qu’à rentrer chez eux. En retournant à la barque, Benoit vit un collier sur les graviers de la crique et le ramassa. Il le contempla, ses camarades lui demandèrent de se dépêcher. Il monta dans la barque le dernier et leur montra le bijou qu’il avait trouvé par terre, seul vestige de ce que fut leur trésor.

« Garde le pour l’offrir à Adélaïde, à l’occasion » lui dit Pierre. « Après tout, c’est toi qui nous a mené à ce trésor et même s’il a été déplacé depuis, pour nous, ça restera notre trésor. Garde-le en souvenir de ce premier trésor découvert, je suis sûr que nous en trouverons d’autres. »

Un peu déçu par la disparition de leur trésor mais enchanté par cette aventure, ils rentrèrent heureux au port de la cité corsaire.

En arrivant, la mouette fit des ronds au-dessus de leur barque en poussant des cris.

« Ton père arrive Benoit, une voile arrive à l’horizon. » Voilà ce que comprenait Benoit des cris de la mouette. Ses camarades se demandaient ce que voulait cette mouette, mais aussitôt à terre, ils virent Benoit se précipiter en haut des remparts et scruter l’horizon. Ils le suivirent et virent également le navire du père de Benoit. Pour eux aussi, cela signifiait que leurs pères, frères et oncles revenaient. Ils se dispersèrent tous pour répandre la nouvelle.

Benoit arriva chez lui et prévint sa mère que son père arrivait.

Ce soir-là, ce fut l’effervescence dans le port de la cité corsaire. Son père débarqua le dernier et vint serrer sa femme dans ses bras avant de se tourner vers Benoit pour lui ébouriffer les cheveux et lui dire qu’il avait bien grandit depuis la dernière fois. Ils rentrèrent tous les trois et Benoit allait pouvoir écouter les dernières aventures de son père.

Après le repas, ils s’installèrent dans le petit jardinet et son père lui demanda ce qu’il avait fait pendant son absence en lui promettant de lui raconter ses aventures par la suite.

Benoit lui raconta alors leur chasse au trésor sans lui parler de la mouette qui était venu lui parler. Son père l’écouta attentivement et lui demanda, tout bas, lorsque Benoit eu fini son histoire : « Une mouette ne t’aurait-elle pas aidé à trouver ce trésor ? ». Benoit regarda son père, déconcerté qu’il puisse connaître l’initiatrice de cette chasse au trésor. En voyant l’air étonné de son fils, il poursuivit : « Quand j’avais ton âge, il m’est arrivé une aventure similaire. Peut-être te la raconterai-je un jour. Une mouette était venue me parler et par la suite m’indiqua un trésor. Vois-tu où ça m’a mené ? ». Benoit lui répondit qu’une mouette lui avait parlé et posa plus de questions à son père sur cette aventure qu’il avait eu lorsqu’il était jeune.

« Patience, mon bonhomme. Tu as eu assez d’aventures dernièrement. Pour le moment, il est temps d’aller dormir. »

Benoit se leva en souhaitant une bonne nuit à son père. Ce dernier lui dit une dernière chose avant qu’il ne monte : « L’année prochaine, lorsque tu auras 10 ans, je t’emmènerais avec moi à travers les océans. Je pense qu’il est temps pour toi de le découvrir avant de décider de ce que tu veux faire plus tard. Bonne nuit mon garçon. »

Ainsi Benoit s’endormit en rêvant d’un avenir sur les mers, avec son père, et à la poursuite de Trésors tout plus fabuleux les uns que les autres, avec, au bout du chemin, la belle Adélaïde.

Ecrit en mars 2010 dans le cadre de la Destination 134 : Chasse au trésor de l'Atelier Ailleurs.

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