50 Nuances de Grey de E.L. James

Cinquante nuances de Grey - Couverture
Auteur :
 E.L. James

Genre : Romance érotique

Format : Papier

Date de parution : 17 octobre 2012

Edition : 200px-logojc-lattes

Plume_envol_fRésumé Plume_envol

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.
Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.
Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Plume_envol_fMon avisPlume_envol

Le second film est sorti mercredi dernier, c’est pour moi l’occasion de vous partager mon avis sur ce premier opus. Mais il s’applique un peu aux deux autres et je ne les chroniquerai pas ici. (Sauf si vous êtes vraiment nombreux à me le demander). Ce qui suit n’engage que moi, mais contrairement à certaines critiques que j’ai pu lire, j’ai beaucoup aimé le livre. Je ne peux, malheureusement, pas en dire autant du premier film. Mais c’est une autre histoire.

Pourquoi ai-je eu envie de le lire ?

Je n’avais aucune espérance concernant le contenu ou le style. Lors de sa sortie, avec tout le battage médiatique qu’il y avait autour, je n’avais pas spécialement envie de le lire. Il traînait même dans ma bibliothèque depuis que je l’avais emprunté, par curiosité, à ma mère. Il y a quelques mois, la bande annonce du film a commencé à circuler sur internet. Elle m’a donné envie de voir le film (que je n’ai pas encore vu), mais avant, de lire le livre. Voilà comment j’en suis arrivée à le lire.

Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise. Je me suis laissée prendre par l’histoire et j’ai dévoré le livre. J’ai bien apprécié le style de l’auteur (et de la traductrice), l’histoire, les références et aussi la découverte du monde BDSM. Et j’ai eu envie de lire la version originale. Ce que j’ai fait depuis.

Suite à ça, j’ai eu l’occasion de lire des critiques de certaines personnes dénigrant complètement le livre et le travail de l’auteur. J’ai eu envie d’expliquer ce que je pense de ce livre et de ce qui peut être dit.

Les origines de l’histoire

La première version de l’histoire est un Fan Fiction de Twilight, mais je ne vous apprends rien. J’ai lu des critiques sur le fait que l’auteure ait utilisé les personnages de Twilight dans un tout autre contexte. Pour ma part, je ne vois pas le mal à s’inspirer des autres pour produire sa propre oeuvre. D’autant qu’elle n’a utilisé que les personnages, modifié certains traits de caractères et certaines interactions. Mais tout le reste, c’est elle même qui l’a inventé, écrit. Et même si la version finale que j’ai lu est une copie revue et corrigé de « Master of Universe », la Fan Fiction, l’auteure n’en a pas moins de mérite puisqu’elle est à l’origine de cette Fan Fiction. Elle a utilisé les personnages de Twilight comme point de départ de son histoire, mais elle est a l’origine de l’histoire. C’est son style et son écriture.

Pour ma part, je n’ai pas encore lu Twilight. Peut-être un jour qui sait. Mais l’histoire d’amour entre une jeune ingénue (ici Anastasia Steele) et un homme plus âgé et riche (ici Christian Grey) n’est pas une nouveauté. Anastasia Steele est une étudiante sur le point d’être diplômée et spécialiste de la littérature anglaise du 19ième siècle. L’auteure fait référence à Tess d’Urberville dans ce premier tome.

Or Tess est une jeune femme innocente quand elle rencontre Alec D’Urberville et que ce dernier lui ravit son innocence. Et tout aussi innocemment, elle se découvrira des sentiments pour Angel Clare. Mais la relation entre Anastasia Steele et Christian Grey me fait plus penser à Jane Eyre. Pourrait-on dire que Twilight est une Fan Fiction de Jane Eyre puisque la relation entre les deux protagonistes sont similaire ? Je ne pense pas. Oui, Cinquantes Nuances de Grey a commencé à prendre forme par une Fan Fiction. Mais l’auteure a-t-elle moins de mérite pour autant ? Je ne le pense pas.

Réponses aux critiques

Concernant la virginité d’Anastasia Steele, je ne vois pas ce qu’il y a d’incroyable à être encore vierge à 21 ans. Aux Etats-Unis surtout c’est assez fréquent puisqu’il y a encore environ 30% de jeunes femmes à l’être à cet âge là-bas. Et en France, cela ne me choquerai pas plus que ça. Il y a des personnes qui préfèrent attendre le bon moment et c’est le cas d’Anastasia Steele. Par ailleurs, sa meilleure amie et colocataire Katherine Kavanagh n’a pas attendu le bon moment et a un souvenir passable de sa première fois. Et à 21 ans, la vie ne fait que commencer.

Est-ce qu’Anastasia Steele est stupide avec ses jeez, holy crap et ses dialogues avec sa conscience et sa déesse intérieure ? Déjà, les Jeez ont disparu de la traduction (Merci à la traductrice) et je reconnais que c’est agaçant, un peu trop et que cela n’apporte rien à l’histoire. Les dialogues intérieurs sont là pour nous faire comprendre l’état d’esprit d’Anastasia Steele. Ne vous êtes vous jamais fait de dialogues intérieurs ? Etes vous pour autant Schizophrène ? Je ne le pense pas. Il faut se souvenir qu’Anastasia se doit d’être innocente dans l’histoire puisque Christian Grey va l’initier à son style de vie.

Et vous, comment étiez-vous à 21 ans ? Plus mature, prête à fonder une famille et tous les tracas du quotidien ? Je pense que la majorité des lectrices étaient ou sont un peu comme Anastasia Steele ou comme Katherine Kavanagh, ou connaissent des personnes comme elles.

Et pourquoi ai-je aimé cette histoire ?

Premièrement, ça ressemble à un conte de fée des temps modernes. Deuxièmement, j’ai un cœur de midinette et  j’aime les histoires d’amours. Enfin, j’ai pris plaisir à découvrir le monde BDSM vu à travers les yeux d’Anastasia. Que l’auteure a réussi à rendre les scènes érotiques attrayantes et plaisantes à lire. Avant de lire ce livre, il m’était arrivé de tomber sur des scènes érotiques dans des livres qui n’avaient absolument rien d’excitant, qui étaient même ennuyeuses. Et bien là, non, je n’ai pas trouvé ça ennuyeux.

Ce livre a un autre mérite, celui d’avoir popularisé la littérature érotique qui était trop souvent confiné à la série Harlequin. Le défaut des Harlequin, c’est que l’histoire est trop simpliste. Ici, l’histoire est bien plus complexe et c’est aussi l’intérêt du livre.

Vous n’avez pas encore lu le livre, je ne saurai que vous conseiller de le lire pour vous faire votre propre opinion. Je vous conseillerai plutôt l’édition JCLattès car l’édition de poche me semble avoir beaucoup d’erreurs alors que j’en ai trouvé très peu dans l’édition empruntée.

Ma Note : 

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