Les mythes courant sur l’écriture

Ecriture : Les mythes courants
Les mythes courants de l’écriture

La semaine dernière, je vous proposais une traduction d’un billet de Mélissa Donovan sur les mythes courant sur l’écriture. Pour ce premier rendez-vous sur mon rapport à l’écriture, je vous propose de revenir sur ma vision de ces mythes (une vision que j’ai déjà évoqué rapidement à la fin de ma traduction).

Mythe : Vous ne devriez pas lire beaucoup, parce que le style d’autres écrivains pourrait se ressentir dans le vôtre et ce ne serait pas original.

Ma vision : La semaine dernière j’évoquais le fait que pour moi, l’écriture et la lecture était intimement lié. Je vous prenais l’exemple de ma fille qui apprend à lire et à écrire. Je me rends compte que c’est un mauvais exemple. Vous pourriez alors me rétorquer que dans ce cas-là, vous pouvez vous contenter de lire le journal, les magazines, des blogs. Mais, il vous manquerait alors quelque chose. Et cela, vous ne pouvez le trouver, à mon sens, que dans les livres de fiction ou de poésie. Vous y trouverez des tournures de phrases, des syntaxes, des vers qui vous inspiront. Et c’est dans la pratique de l’écriture que vous trouverez votre style.

Dire que nous n’avons pas besoin de lire beaucoup parce que le style d’autres écrivains pourrait se ressentir dans le nôtre, c’est comme de dire qu’il ne sert à rien d’apprendre à jouer d’un instrument sans jamais étudier une partition d’un autre artiste. Avant de concevoir notre première mélodie, il se passe souvent des années pendant lesquelles nous allons jouer les musiques des autres. Et là encore, chacun interprétera le morceau avec son propre style. Et cela vaut pour toute forme d’art. Pour apprendre nous nous inspirons de nos prédécesseurs. Et c’est de ces inspirations que notre propre style naîtra.

Mythe : Une bonne grammaire est inutile si vous voulez que votre écriture soit brute et audacieuse.

Ma vision : comme je vous le disais, j’ai vraiment du mal avec les textes qui sont mal écrits. Si vous voulez attirer le lecteur vers votre prose, je vous conseillerai de commencer par écrire correctement, avec le moins de fautes possible. Vous pourrez jouer avec la grammaire lorsque vous la maîtriserez parfaitement et que vous voudrez transmettre une certaine ambiance. Comme le fait Romain Gary, dans son roman La vie devant soi. Et même dans cette histoire, le texte est lisible est compréhensible. La poésie est souvent la plus à même de se jouer des règle. Mais là encore, mieux vaut les connaître parfaitement pour pouvoir jouer avec de la manière la plus adéquate.

Mythe : Nous ne devrions écrire seulement quand nous sommes inspirés.

Ma vision : Si je ne devais écrire que lorsque je suis inspirée, je n’écrivais pratiquement jamais et mon écriture ne s’améliorerait pas. Pendant des années, j’écrivais dans mon journal intime uniquement. J’écrivais ma journée, mes pensées. Par la suite, cet espace d’écriture est devenu trop étroit. Je voulais améliorer ma grammaire et mon orthographe. Et chaque jour je dois travailler mon écriture. Mais écrire sur moi avait quelque chose de limitant. La question de savoir sur quoi je pouvais écrire s’est posé. Et j’ai cherché, comme lorsque j’étais au collège, des sujets de rédaction. Je suis alors tombée sur les ateliers d’écritures. C’est en découvrant les thèmes proposés par ces ateliers que mes premières idées sont nées. Et c’est grâce à ça que j’arrive à travailler, même lorsque l’inspiration me manque.

Maintenant, lorsque le syndrome de la page blanche me guette, que j’ai envie d’écrire, je prends juste le temps de me poser un instant et de commencer à écrire ce qui me vient. Au fil des mots, mon texte prends forme. Sans pour autant que l’inspiration soit présente au départ. Si je devais l’attendre, je serais encore en train de l’attendre. L’inspiration se provoque.

Mythe : Le succès artistique est porté par le talent pur.

Ma vision : Si le succès artistique est porté par le talent pur, alors je suis sur une mauvaise pente. Je ne me considère pas comme ayant un talent particulier. Juste une envie d’écrire, de partager les histoires qui germent dans ma tête, de me faire entendre, aussi, parfois.

N’importe qui, qui travaille son art, peut réussir dans son domaine. Avec ou sans talent. Le talent ne sera qu’une aide facilitatrice de réussite ou donnera ce petit plus à une oeuvre qu’un autre ne saurait faire.

Mythe : Vous n’avez pas besoin d’améliorer vos compétences d’écriture créative parce que vous avez un talent naturel.

Ma vision : Dans la mesure où je considère n’avoir aucun talent particulier, je ne me sens pas concernée par ce mythe. Mais je la rejoins lorsqu’elle dit :

Peu importe le talent, vous n’êtes pas né en sachant lire et écrire. Il y a du travail à faire !

N’avez-vous jamais rencontré quelqu’un qui avait un don et qui, parce qu’il ne le travaillait pas, le gâchait. J’ai connu une dessinatrice. Elle avait un réel don pour le dessin et une imagination débordante. Mais elle n’a pas mis son énergie à la création de son oeuvre. Ce qui fait qu’elle est inconnue et je ne sais ce qu’elle est devenue. Et je suis sûre que vous avez, au moins une personne dans votre entourage, qui a un don pour quelque chose, mais sans travail, à quoi lui sert son don ?

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Quel est votre rapport avec ces mythes sur l’écriture ?

Appréciez-vous que je profite des traductions pour explorer avec vous mon rapport avec l’écriture ?

Voulez-vous que j’aborde d’autres sujets ?

Vous êtes libre de me faire part de vos réflexions dans les commentaires.

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