Le jour se lève et ce n’est pas le tien de Frédéric Couderc

Auteur : Frédéric Couderc

Genre : Roman

Format : Papier

Date de parution : 1 septembre 2016

Edition : 

Plume_envol_fRésumé Plume_envol

New York, 2009. Pourquoi Dorothy Parker a-t-elle souhaité être enterrée au cimetière de Union City, à Long Island ? Léonard, son fils, obstétricien de renom à Mont Sinai Hospital, n’en a strictement aucune idée. Pourtant, en dépit du serment fait à sa mère, il sent que l’heure est venue d’éclaircir le brouillard qui entoure ses origines et de dérouler le fil de son histoire. Commence alors une folle course-poursuite qui le mènera dans les arcanes du passé, l’obligeant à tout laisser derrière lui.
La Havane, 1959. Le destin réunit Dolores et Camilo, l’une est l’héritière d’une fortune liée au dictateur Batista, l’autre est un guérillero héroïque protégé comme un fils par Fidel Castro. Ils vont s’aimer passionnément. De quels secrets sont-ils les gardiens ?
À cinquante ans de distance, les démons de la revoluciòn sont encore bien présents.
À la croisée des genres – entre quête identitaire, polar sentimental et roman politique –, Frédéric Couderc signe un livre haletant, inspiré de l’histoire cubaine. Une révélation.

Plume_envol_fMon avisPlume_envol

C’est un roman qui me laisse mitigé. J’ai aimé l’histoire, sa construction. Cependant, il y a des aspects de ce livre que j’ai beaucoup moins aimé. Je vais donc commencer par ces aspects pour finir sur une note un peu plus positive.

Le style narratif laisse une certaine distance entre le lecteur et le personnage. Et pendant les deux premières parties du livre, j’ai eu du mal à entrer vraiment dans l’histoire. D’autant qu’il y a parfois certaines longueurs dans les descriptions des lieux. Ou alors, il va y avoir un paragraphe historique pour essayer de mettre le lecteur dans le contexte de l’époque. Mais je n’ai pas trouvé que c’était habilement amené. C’est même plutôt l’inverse.

Ensuite, surtout dans la première partie, j’ai trouvé que certains personnages étaient trop « cliché ». Comme le flic qui interroge Alice à l’hôpital. D’autant que ça n’apporte, à mon sens, rien à l’histoire. Et dans les deux premières parties, j’ai trouvé un peu trop de passage comme ça. J’ai l’impression que Frédéric Courdec a voulu appliquer le schéma en trois actes mais avec des parties égales. Or, la partie la plus intéressante, selon moi, est la dernière partie.

L’enterrement de la mère de Léonard permet de mettre en place les personnages, de planter le décor. Son agression est l’événement qui va bouleverser sa vie. Dans la deuxième partie, nous découvrons un autre Léonard. Un Léonard en quête d’identité. D’où viennent ces images qui lui reviennent en mémoire. Et, ce qui va le pousser à agir et à partir à Cuba, c’est cette lettre qu’il reçoit. La lettre que son père lui à écrit et que la mystérieuse femme rousse lui a envoyé. Or sur un livre de 366 pages, la dernière partie ne commence qu’à la page 215. Les 214 premières pages auraient pu être réduites. Du moins, à mon sens.

Une autre chose qui m’a un peu gêné, c’est la chronologie entre la naissance de Léonard et la disparition de Camilo. Dolores annonce à Camilo qu’elle est enceinte en juillet pour une naissance fin novembre, peut-être avant. Sachant que Camilo disparaîtra fin octobre de l’année de naissance de son fils. Et dans la lettre qu’il écrit à son fils et que nous découvrons avant l’annonce du futur événement, on a l’impression que Camilo connait son fils, physiquement. Donc Dolores annonce la naissance de cet enfant à venir à six mois de grossesse. Je veux bien que les événements la perturbe, mais de là a ne pas s’en apercevoir avant les 6 premiers mois ??? Je suis restée dubitative sur ce détail. Il s’avère que par la suite, l’enfant viendra au monde début octobre (peut-être en avance sur le terme). Ce qui explique mon ressenti à la lecture de la lettre. Mais je trouve que cette annonce vient un peu tard.

Heureusement, l’histoire en elle-même est intéressante. L’alternance de passage dans le Cuba de 1959 et le présent est intéressant. Découvrir les parents de Léonard et leur histoire au fur est à mesure que Léonard avance dans sa recherche des origines est intéressante. Et il y a une certaine tension avec ce fantôme du passé qui reconnaît en Léonard le fils de Camilo, lorsque les informations passent son agression à la télé. Plein de haine pour les parents de celui-ci, il n’aura de cesse de le traquer jusqu’à la Havane. Et jusqu’au bout, on se demande s’il arrivera à ses fins.

La partie que j’ai vraiment préféré est la dernière, lorsque Léonard se rend à Cuba sur les traces de ses parents. J’ai l’impression que cette partie est la plus travaillée. Et là, il n’y a pas de longueur, de descriptions trop longues. Tout semble à sa place.

C’est grâce à cette partie que je garderai, au final, un bon souvenir de cette histoire. Une histoire s’inspirant de faits historiques et qui, au final, nous apporte aussi un dépaysement.

Ma Note : 

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